Vers demain : le chant des étoiles

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Vers demain : le chant des étoiles

Message  Ikki du Phénix le Sam 24 Sep - 10:26

Le petit visage poupin, potelé mais émascié par la faim s'écrasa face contre terre.

La jarre en céramique que tenait l'enfant lui glissa des mains pour se briser sur le sol, laissant se répandre l'eau précieuse, aux besoins salvateurs pour son village.


Espèce de sale morveuse ! De quel droit oses-tu venir dérober les richesses de ces terres qui nous appartiennent. Notre seigneur interdit à quiconque de venir s'abreuver sur ce qui lui revient de droit.

Petite voleuse, je vais te flanquer une bonne correction que tu n'oublieras pas de sitôt.
Les soiffards et paysans de ton peuple viendront chercher ton cadavre.


Un pied de métal s'écrasa sur le dos de la petite fille, toute juste protégée par une robe, rongée aux mites, souillée, trouée et maculée de tâches noirâtres, avant qu'une auréole de sang vienne s'y mêler.
Du sang s'écoulant de la plaie qui venait de s'ouvrir.

L'enfant hoqueta de douleur.

L'homme qui l'avait ainsi frappé était de haute taille, approchant les deux mètres. Il portait sur tout le corps une armure sombre comme le charbon.
Emporté par sa fougue et le plaisir évident de faire souffrir autrui, il continua d'exercer une formidable pression, enfonçant sa pauvre victime dans le sol brûlant et abrasif.

A ses côtés, un autre homme, lui-même revêtu d'une protection semblable mais aux formes différentes, semblait trouver le spectacle de cette souffrance très amusant.

Les deux bourreaux s'échangèrent des regards, vils et obscènes prédateurs, prêts à se repaître de chair fraîche.

Quand soudain, un brasier incandescent s'enflamma derrière eux, alors bloqués sous un feu du ciel, ils furent perforés, signe d'avertissement sans frais, par une pluie de petits disques tranchants. Une observation plus approfondie leur permit de constater qu'à défaut de disques, il s'agissait de plumes, de plumes uniques, ne pouvant appartenir qu'à une seule créature de ce monde : l'ange de punition, l'oiseau de mort : le Phénix !

Une voix sortie de cet enfer miniature les harangua avec une vigueur menaçante non feinte.


Bande de lâches, vous n'avez pas honte. Frapper une enfant qui meurt de soif.
Vous êtes des êtres abjects et misérables. N'espérez aucune miséricode de ma part.


Le brasier mit quelques secondes avant de disparaître complètement, laissant entrer en scène un séduisant jeune homme aux cheveux bleutés, recouvert d'une armure griffue comme une pince et brûlant tel un soleil punisseur, agressif, vengeur.
L'intensité de son regard ne laissait aucun doute quand aux sentiments qui bouillonnaient en lui.

Les deux barbares se regardèrent à nouveau et passé l'effet de surprise, sourirent méchamment.


C'est plutôt toi gamin qui ne devrait pas rester ici si tu désires garder la vie sauve. Dégage d'ici ou sinon tu connaîtras le même sort que cette sale voleuse.

Le mystérieux chevalier continua à avancer vers le petit groupe.

Avant de vous préoccuper de mon sort, vous devriez plutôt faire attention au votre. Mais à quoi bon après tout. Votre destin est déjà scellé. C'est la mort qui vous attend pour tous les actes ignobles que vous avez commis. Il est temps de passer devant la justice, et c'est l'Enfer lui-même qui s'en chargera. Je vais vous y envoyer sur le champ !

Tu commences à m'échauffer les oreilles toi. Minable petite prétentieux ! Je vais m'occuper de ton cas et ensuite tu me supplieras d'arrêter.

C'est inutile, tu ne seras bientôt plus de ce monde et ton triste compagnon te suivra lui aussi dans la tombe. Le temps est venu pour vous de payer pour vos meurtres passés et de tomber sous le coup de la Justice. Je ne connaîs pas la pitié, moi, et vous allez subir ma sentence. Je serais l'instrument de votre châtiment !

L'inconnu pointa alors un doigt vers son ennemi, et tandis que la tête de ce dernier émit un hochement de surprise, l'autre guerrier à l'armure noire se débattait dans un torrent de flammes, criant de douleur à la mort. Cette mort qui ne venait pas et bien au contraire prenait plaisir à réclamer son dû, patiemment, lentement, pour chaque acte ignoble commis, les flammes de l'Enfer sauraient trouver à se repaître.

On le prénommait Ikki et pendant qu'il prenait délicatement la petite fille dans ses bras, pour lui apporter les premiers soins, son coeur renoua avec l'espoir que les siens chérissaient pour ce monde.

L'autre guerrier sombre demeurait figé telle une statue cadavérique, un non-mort, un zombie, en passe de perdre la vie, la vraie.
Un filet de salive s'écoula de sa bouche, ses yeux se révulsèrent, avant que chacune de ses veines n'éclatent et que ses membres se déchirent sous le soleil, dans un amas de chair putride et ignoble.

Un bien mauvais rêve que celui-là. Lorsque l'esprit est déchiqueté par la sentence ultime de l'Oiseau de Feu.

Mourir dans la folie de la mort, le cerveau et le corps à jamais perdus.
Les deux cadavres sanguinolents et destructurés venaient de croiser le chemin du Phénix. Un chemin sans issue pour les âmes impures et coupables.

Une juste punition pour les monstres de ce monde.
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Ikki du Phénix
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